« Ces
mesures signifient que le gouvernement traitera dorénavant les
personnes ayant subi la traite – souvent des femmes et des enfants –
comme des
victimes d’un crime, plutôt que comme des personnes qui
méritent d’être
détenues et déportées » a dit Elizabeth
McWeeny, Présidente. « Comme
bien d’autres organismes, le CCR demande depuis plusieurs années
au
gouvernement de faire cette modification de la politique
– nous nous réjouissons que le ministre
Solberg a répondu à cette demande. »
Actuellement, la seule
disposition de la loi d’immigration qui touche
spécifiquement aux personnes ayant subi la traite les rend plus
aptes à être
détenues. La nouvelle mesure par
contre
traite ces personnes comme des victimes d’un crime, plutôt que
comme des
criminels.
L’annonce faite aujourd’hui signale ce qui ne peut être que le
premier pas vers
de plus grands efforts visant à s’assurer que les personnes
ayant subi la
traite au Canada reçoivent un traitement juste et humain. Il
reste du travail à
faire pour s’assurer que les victimes de la traite détentrices
d’un permis de
résident temporaire aient accès à tous les
services necessaires, dont l’aide sociale.
Il faut également prévoir des mesures de protection
à long terme pour les
personnes pour qui rester au Canada est la meilleure option, ainsi que
la
sensibilisation, la formation et la coordination adéquates de
tous les acteurs
pertinents, incluant les divers paliers gouvernementaux, les corps
policiers,
les ONG et les fournisseurs de services. Le CCR compte collaborer avec
le
gouvernement dans l’application de ces prochaines étapes.
Un document d’information sur les questions relatives à la
traite préparé par
le CCR en novembre 2004 est disponible
à http://www.ccrweb.ca/traitedoc.html.
Des
renseignements supplémentaires se trouvent sur le site du CCR, www.trafficking.ca.
Contact:
Janet Dench, Directrice, (514)
277-7223 (poste 2)