Depuis quelques années, un courriel (1) circule de façon tenace prétendant que les réfugiés reçoivent beaucoup plus d'argent en en soutien financier que des Canadiens qui reçoivent une pension de vieillesse.  Les informations, qui sont fondées sur une lettre publiée dans le Toronto Star, sont fausses.

La vérité est que :

  • Les demandeurs du statut de réfugié et les réfugiés reconnus par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié ne reçoivent aucun soutien financier particulier.  Selon les règles provinciales, ils peuvent avoir droit, comme tout autre résidant, à l'aide sociale.
  • Les réfugiés parrainés par le secteur privé (parrainage collectif) n'ont pas droit à l'aide gouvernemental (y compris l'aide provinciale) pendant la période de leur parrainage (ordinairement l'année suivant leur arrivée au Canada).
  • Les réfugiés parrainés par le gouvernement ont accès à un soutien au revenu de la part du gouvernement fédéral par le biais du Programme d’aide au réétablissement, sauf dans le cas des réfugiés parrainés au Québec qui reçoivent un soutien fourni par le gouvernement du Québec.  Le soutien financier est ordinairement pour une période maximale d'une année et il est offert uniquement aux réfugiés qui n'ont pas leurs propres ressources financières ou une autre source de revenu.  Le taux exact dépend du nombre de personnes dans la famille et est lié aux taux d'aide sociale.  En Ontario, par exemple, une personne seule reçoit $580 par mois.  En outre, les réfugiés parrainés par le gouvernement ont droit à un versement supplémentaire unique, destiné à couvrir les premiers besoins du foyer (vêtements, articles de base pour le foyer,  installation d'un téléphone, etc).  Pour une personne seule, le versement maximal est de $885.

Il faudrait également prendre en compte que la majorité des réfugiés réinstallés arrivent au Canada avec un fardeau important de dette, puisqu'ils doivent rembourser le gouvernement canadien pour les frais de leur voyage au Canada (et également le coût de l'examen médical lié au traitement de leur demande d'immigration au Canada).  Les familles de réfugiés commencent donc leur vie au Canada avec une dette de plusieurs milliers de dollars.  Il paie des intérêts sur la dette à un taux fixé chaque année par le ministère des Finances.

Pour de plus amples informations :

Citoyenneté et Immigration Canada - Foire aux questions - soutien financier aux réfugiés

Explication sur les origines du courriel par l'ombudsman du Toronto Star ombudsperson (en anglais, ci-dessous)

You Asked For It, article en anglais publié par la Canadian Taxpayers Federation, sept.-oct. 2005, en réponse au courriel PDF

Information préparée par KAIROS: Canadian Ecumenical Justice Initiatives en réponse au courriel (en anglais)

Pour connaître les détails sur le soutien financier aux réfugiés parrainés par le gouvernement, veuillez consulter le guide de Citoyenneté et Immigration Canada, IP 3, partie 2 sur le Programme d’aide au réétablissement disponible à http://www.cic.gc.ca/manuals-guides/francais/ip/index.html


L'ombudsman du Toronto Star a publié l'explication suivante des origines du courriel :

"Today's rather sad and twisted tale began last March when the Star published a feature about plans to settle hundreds of African refugees in smaller Canadian cities. It was a simple story: Canada and the United Nations were flying asylum-seekers from a Somali refugee camp to new lives in centres such as Hamilton. As immigration/diversity reporter Nicholas Keung wrote, immigration officials hope to encourage (but not force) refugees to make new lives outside the magnet cities of Toronto, Montreal and Vancouver. "We hope by relocating them all together and resettling them as a whole to the same community, we can create a positive environment to help them integrate into the Canadian society successfully," an immigration official explained.

Fine and dandy. But halfway through the 1,500-word article, unforeseen trouble was lurking. In paragraph 16, the story said single refugees are eligible for $1,890 from Ottawa as a "start-up allowance, along with a $580 monthly social assistance, depending on how soon the person is able to find employment." In addition, they get "a night lamp, a table, a chair and a single bed from the government," the story said. In painful hindsight, those details could have been clearer. Actually, the $1,890 "start-up allowance" - including a $580 monthly social assistance cheque from Ottawa - was a one-time payment for basic household needs such as furnishings, pots and linens. The furniture is used. In quick order, two things happened after the article ran. First, a reader sent a nasty e-mail to the reporter. Among other things, it said charity begins at home and Canada should not "roll out the welcome mat" for refugees. The e-mailer assumed - erroneously - that the refugees would collect $2,470 a month. They'd be better off than Canadian pensioners.

More worrisome, the polemicist sent his rant to 100 recipients, some of whom likely spread the word to wider audiences. Ah, the wonders of the Internet! Alarmed by the e-mail, reporter Keung tried to contact the sender. It was too late. Having spread the misinformation, the e-mailer already had changed his address. At the same time, a second development occurred. The Star ran a letter to the editor that said the $2,470 "compares very well to a single pensioner who after contributing to the growth and development of Canada for 40 years can only receive a monthly maximum of $1,012 in old age pension and Guaranteed Income Supplement. "Maybe our pensioners should apply as refugees?" reasoned the writer.

Readers may not realize that fact checking of letters to the editor is nearly impossible at most daily papers, given limited staff resources and unforgiving deadlines. Although many mistakes are caught, the occasional doozer gets through. That was definitely the case here. Over the next several months, it became increasingly clear a disturbing urban myth had been born. Various offices at the Star have been getting e-mails from around the world, usually one or two a week. Many quote from the erroneous letter to the editor, expressing varying degrees of curiosity, dismay, envy or anger. "Let's send this to all Canadians," one e-mail roared, "so we can all be p----- off and maybe we can get the refugees cut back to $1,012 and the pensioners up to $2,470 and enjoy some of the money we were forced to submit to the government over the last 40 or 50 years." In hindsight, the ombud now wishes he'd issued a speedy clarification to help set the record straight. But with information (and misinformation) moving at warp speed on the Internet, I doubt there was a silver bullet for the problem. Maybe this column can help dispel a damaging misperception about refugees and pensioners. Please tell your friends."  (Toronto Star, le 27 novembre 2004.  Reproduit avec permission - Torstar Syndication Services)...


 

1. Une version de ce courriel se lit comme suit :

Seulement au Canada.

Au lieu d'appliquer pour la pension de vieillesse, au Canada, appliquez plutôt pour le statut de réfugié. Il est intéressant de savoir que le Gouvernement fédéral Canadien alloue une pension mensuelle de $ 1, 890.00 à un simple réfugié, plus $ 580.00 en assistance sociale.

                                          ==========

        Un grand total de $   2,470.00   mensuellement

                                          X            12   mois
                                          ==========
                                         $ 28,920.00  Revenu Annuel

En comparaison, la pension de vieillesse d'un aîné canadien, qui a contribué à faire grandir et au développement de notre beau grand pays pendant 40 ou 50 années, ne peut recevoir plus de $ 1,012.00 à sa pension de vieillesse et du supplément garanti.

                                             X            12   mois

                                          ==========
                                         $ 12,144.00  Revenu Annuel

  Différence de  $ 16,776.00  Revenu Annuel

Peut-être que nos personnes âgées devraient demander le statut de réfugié à la place de leur pension de vieillesse.

Envoyons ce message au plus grand nombre de Canadiens possible, Et peut-être, nous pourrions réduire l'allocation des réfugiés à $1,012.00, et que nos pensionnés Canadiens eux, (ceux qui en ont besoin) puissent jouir de leur argent,qu'ils ont été forcé de débourser en impôt pendant ces 40 ou 50 années, passe de $ 1,012.00 À $ 2470.00.

    UN NON SENS INCROYABLE!!!
   CAR C'EST EUX QUI ONT PAYE

   Faites circuler ce texte pour voir la réaction de vos contacts !