Si vous pensez que l'émergence d'Howard Stern en tant que personnalité radiophonique locale à Toronto et à Montréal est effrayante, attendez que l'AMI (Accord multilatéral sur l'investissement) soit adopté au Canada. Nous pourrions très bientôt avoir des stations de radio «Howard tout le temps» d'un océan à l'autre.
Cela semble alarmiste ?
En vertu de l'AMI, le nouvel accord économique international négocié en ce moment par les 29 pays les plus riches, la plupart des politiques et des pratiques qui protègent la télédiffusion et les films canadiens seraient probablement illégales.Cela signifie qu'il n'y aura aucune protection culturelle, a fortiori de quotas de contenu canadien. Vraisemblablement, il n'existera rien pour empêcher les stations de radio locales d'importer toutes leurs émissions des États-Unis.
Qu'est que
?
L'objectif principal de l'AMI est de permettre la circulation de l'argent à travers les frontières internationales en imposant un nouvel ensemble de règlements qui empêchent les pays d'utiliser des lois, des politiques ou des programmes perçus comme un obstacle au libre cours du capital. En d'autres mots, il s'agit d'une constitution pour les plus grandes compagnies qui dominent le monde.Même en vertu de l'ALÉNA, le gouvernement canadien pouvait utilisé les subventions, les politiques d'investissement et les quotas de contenu pour nous permettre de raconter notre histoire et de promouvoir la culture canadienne.
Tout cela disparaîtra une fois que les compagnies utiliseront leurs droits en vertu de l'AMI pour remettre la loi en question.
Voici comment :
L'AMI nous empêcherait d'exiger que les compagnies de films et de télé-diffusion étrangères s'installent au Canada ou qu'elles embauchent des artistes canadiens de façon à fonctionner ici et à recevoir les subventions et les réductions d'impôts en vigueur. Ces compagnies seraient libres de faire sortir tous leurs profits du Canada. L'AMI nous empêcherait d'offrir des subventions à Radio-Canada, au Conseil du Canada et à l'Office national du film sans une offre équivalente aux compagnies étrangères. L'AMI permettrait aux compagnies étrangères de faire des offres sur un pied d'égalité avec les compagnies canadiennes si un réseau appartenant à une province, tel que TFO ou Télé Québec, est privatisé. L'AMI permettrait aux revues appartenant à des Américains de déduire le coût de la publicité de leurs impots au même titre que les revues canadiennes. L'AMI permettrait aux réseaux américains de télé-diffusion de travailler sans restriction au Canada. L'AMI empêcherait les télé-diffuseurs canadiens de remplacer les annonces commerciales dans les émissions américaines diffusées simultanément au Canada. L'AMI permettrait que la publication de livres soit ouverte aux compagnies étrangères qui auraient alors le même droit aux subventions que les compagnies canadiennes. L'AMI donnerait aux propriétaires de journaux étrangers les mêmes droits qu'aux propriétaires canadiens en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu. Adieu Conrad Black, bonjour Rupert Murdoch. L'AMI pourrait placer les artistes et les interprètes étrangers sur le même pied d'égalité que les Canadiens en vertu de la nouvelle loi sur les droits de reproduction. L'AMI donnerait aux artistes étrangers le même accès à la rémunération pour le temps de radio qu'aux artistes canadiens.
Notre histoire vaut la peine d'être racontée. En vertu de l'AMI, il pourrait être impossible pour les écrivains, les artistes et les télé-diffuseurs de gagner leur vie.
Voici ce que vous pouvez faire.
| Parlez à vos élus fédéraux, provinciaux et locaux. Demandez leur ce qu'ils savent au sujet de l'AMI et ce qu'ils songent à faire. |
| Impliquez vous dans votre communauté culturelle. |
| Écrivez une lettre à votre journal local. |
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Participez à la campagne.
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Appelez 1 800 387-7177

904-251 avenue Laurier ouest, Ottawa, Ontario, K1P 5J6